La lactofermentation – chapitre #3 et suivants : reprendre en main un savoir-faire fondamental
- Océane Weil

- 2 févr.
- 4 min de lecture

Concrètement, la lactofermentation est une technique simple.
Mais simple ne veut pas dire approximative.
C’est justement ce juste équilibre — entre liberté et rigueur — qui fait toute la différence entre un bocal réussi… et un raté.
Cet article fait partie d'une série complète sur la lactofermentation.
C'est le dernier chapitre.
Retrouvez les articles précédents :
1/ La lactofermentation, c'est quoi ?, publié le 05/01/2026
2/ Les bénéfices santé de la lactofermentation, publié le 12/01/2026
2 bis/ Les bénéfices (suite), publié le 26/01/2026
Au sommaire cette semaine :
3. Comment faire en pratique ?
4. Avec tant de qualités, pourquoi est-elle tombée dans l'oubli ?
5. Exemples de recettes
6. Lancez-vous
7. Pour aller plus loin
3. Comment faire en pratique ?
Je vous le disais plus haut :
La technique en elle-même s'explique en quelques secondes :
Il s’agit d’ajouter du sel pour favoriser une bonne conservation.
Il existe deux grandes méthodes :
la technique directe au sel, pour les légumes râpés (je recommande 10 g de sel par kilo de légumes),
la technique avec de l'eau salée (30 g par litre) pour les gros morceaux et les légumes entiers.
On peut également « saler » avec différents ingrédients, ou favoriser le démarrage en ajoutant des sucres rapidement consommés…
Oui, mais encore faut-il choisir le bon sel, et surtout avoir les bons gestes pour éviter les ratés.
Personnellement, les expériences en cuisine ne me font pas peur.
J’ai une formation scientifique, j’ai travaillé dix ans en recherche et développement dans l’industrie cosmétique avant de devenir diététicienne-nutritionniste, et j’ai appris à expérimenter… mais surtout à comprendre ce que je fais.
Tout ce que j’ai appris en industrie m’a convaincue d’une chose :
la fermentation est l’opposé du contrôle industriel.
C’est vivant, ça évolue, ça demande de l’attention plutôt que de la standardisation.
J’ai beaucoup, beaucoup expérimenté en lactofermentation depuis 2018.
J’ai aussi raté, appris, compris.
Et c’est précisément le fruit de tout cela que je vous transmets lors des ateliers pratiques de lactofermentation, pour vous permettre de réussir à coup sûr.
4. Avec tant de qualités, pourquoi est-elle tombée dans l'oubli ?
Nous sommes en France le pays de Louis Pasteur, dont les découvertes fondamentales ont sauvé un nombre incalculable de vies.
Et la pasteurisation, ça vous dit quelque chose ?
À une époque — pas si lointaine — où l’on découvrait à peine l’existence des microbes et leur rôle dans certaines maladies, on a vite fait de les mettre tous dans le même panier.
De les considérer comme dangereux, et donc de chercher à les éliminer.
La pasteurisation consiste à élever la température pour détruire une partie des microbes.
L’appertisation, quant à elle (du nom de Nicolas Appert), repose sur la stérilisation par la chaleur.
En Occident, nous avons eu — et avons encore —
l’énergie nécessaire pour cela,
ainsi que celle permettant de faire fonctionner réfrigérateurs et congélateurs.
Ceci explique cela.
Pendant ce temps, dans d’autres régions du globe, les traditions du kimchi, du natto ou d’autres aliments fermentés ont été conservées et transmises.

5. Exemples de recettes
À partir de là, vous pouvez laisser libre cours à votre imagination.
👉 Je partage régulièrement des exemples de mes bocaux sur Instagram et Facebook, et vous pourrez également en déguster de très différents lors des ateliers de lactofermentation.
Pensez par exemple aux bâtonnets de carotte au citron, aux courgettes à l’ail ou au thym, dont je vous parlais dans le chapitre 2 à retrouver ici.
6. Lancez-vous
Lancez-vous.
Vous pourrez même offrir vos bocaux maison d’ici quelques semaines — pour la fête des mères, des pères — ou les laisser fermenter jusqu’à Noël.C’est la classe.Surtout si vous préparez des "pickles"1, ou laissez se développer plusieurs mois les arômes inégalés des citrons confits.
1 En réalité, les pickles correspondent à un autre type de préparation, nécessitant :
chauffage (donc cuisson, donc perte de l'intérêt nutritionnel),
ajout de sucre (donc perte de l'intérêt nutritionnel),
et de vinaigre.
Rien à voir donc au niveau nutritionnel, ni santé.
Mais comme le goût est acidulé dans les 2 cas, et qu'ils sont tous 2 forts appréciés à l'apéro, je vous présenterai parfois mes produits lactofermentés en morceaux ou bâtonnets comme des "pickles".
7. Pour aller plus loin
• S’inspirer et explorer
Des idées sur le site internet nicrunicuit.com, et de nombreuses méthodes et recettes disponibles en ligne.
Pour mieux comprendre les différents types de fermentation,
je vous propose ce résumé visuel pour y voir plus clair :

• Apprendre et pratiquer
Il y aurait encore tant à dire…
La lactofermentation est un trésor : pour la santé, le goût, l’autonomie, la compréhension du vivant.
On peut la lire, l’étudier, la comprendre… mais c’est en la pratiquant qu’elle prend vraiment tout son sens.
Si vous avez envie d’apprendre ce langage, de manière simple, joyeuse et fiable, les ateliers sont là pour ça — en présence ou en version web.
Fermenter, ça s’apprend.
Et surtout, ça se partage 💚
Mes autres accompagnements en ligne pour fermenter
Je vous propose de vous former depuis chez vous grâce à un cycle de vidéos par mail.
Vous recevrez également des fiches récapitulatives et des bonus vidéo.
J’ai créé un format 100 % web :un véritable atelier, filmé en bonne qualité, puis monté par mes soins afin d’adapter le rythme à un format vidéo, d’ajouter des sous-titres et d’intégrer les questions fréquentes.
Cet atelier est accessible partout et à tout moment, aux mêmes conditions qu’un atelier en présence.
Parfait si vous n’êtes pas disponible pour un atelier sur place, ou si vous souhaitez l’offrir à quelqu’un qui habite loin.
👉 Infos et Inscriptions en me contactant par email oceane@oceane-nature.fr, ou bien paiement direct par lien SumUp






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